J'écoute : classique, répétitive,minimale, techno
Je regarde : la campagne et la ville
Je lis : Conversation sur la Chine Dollé/Jonathan
Je joue : avec les mots
Je mange : léger
Je bois : de l'eau, du café
Je pense : aux bonheurs simples
Je rêve : souvent
(mis à jour dimanche 16 décembre 2007 à 19:13)

07/11/2011

07/11/11 - 00:06

un sujet de discussion sur le groupe dadaltoniens

23/04/2011

23/04/11 - 23:04

09_04_03

C'était ma première année d'école. Elle ne dura que quelques mois.
Les aléas ont fait qu'elle s'interrompit dès la noël, mes parents cherchant à établir leur pharmacie ailleurs que dans ce village traversé par un canal. Certaines fenêtres de la maison donnaient sur les écluses et leurs lourdes portes. les péniches s'introduisaient, les portes se fermaient et on remplissait ou vidait les écluses selon que les péniches allaient vers l'amont ou vers l'aval. J'aimais ces mouvements, ces sons, les péniches qui montaient ou descendaient dans le bassin des écluses, qui les faisaient apparaitre ou disparaitre presqu'entièrement.
On s'installa chez ma grand-mère à la campagne et nous passions les après-midi de semaine auprès d'une cousine qui nous donnait un peu d'enseignement.

Je suis alors sorti du temps.

Je m'installai souvent sur une chaise cannée, élégante et légère, une des deux qui faisaient face à l'horloge de la maison. Je regardai les aiguilles qui avançaient doucement, j'ouvrai la porte et regardais les deux poids, celui du mouvement de l'horloge et celui du timbre qui marquait les heures et les demi-heures. j'écoutai son tic-tac. Ni les mouvements des aiguilles, ni le tic-tac ne davaient s'arrêter. J'avais un sentiment d'éternité. Il suffisait d'être là, vestale, une fois chaque semaine, pour prendre la petite manivelle accrochée au clou de la porte pour remonter les poids qui entretenaient les mouvements et les sons. Je ne me souviens pas qu'horloges et pendules n'aient été pour moi autre chose qu'un morceau d'éternité.

Je n'aime pas les montres numériques qui nous donnent l'heure , le jour, le mois l'année. Quand elles donnent l'image d'un instant, elles nous disent aussi que c'est celui d'un temps qui ne reviendra pas, qui est perdu pour toujours.

J'aime ces aiguilles qui tournent, qui ne nous disent pas plus qu'il est nécessaire et qui reviennent à leur place dans le cycle des jours et des nuits. J'aime ce tic tac, ces deux sons si différents que permet l'ancre sur la roue dentée du mécanisme.
J'aime ces rythmes, que rien n'arrête, le son associé au mouvement qu'on croit régulier et qui n'est chaque fois qu'une petite avancée, infime, qu'on ne perçoit qu'en s'approchant. une lente progression.
J'aime planter un petit bout de bois entre lumière du soleil et ombre d'une maison dont je fais le tour, pour le replanter à nouveau entre ombre et lumière dont la marque s'est déjà déplacée. Et le faire à nouveau jusqu'à ce que la lumière change quand le soleil s'adoucit.
J'aime entendre le clocher de l'église qui égrenne les heures de la nuit, sentir que notre sommeil est un morceau de vie. j'aime prendre mon pouls, j'aime poser mon oreille sur la poitrine de mon ami et écouter les battements de son coeur, les bruits de son corps. Je sens la vie je sens l'éternité.
J'aime le bruit des roues du train sur les assemblages des rails. J'aime écouter le son du moteur d'une voiture que je conduis, en éviter toute modulation, faire apparaitre une résonnance que j'entretiens par d'infimes mouvements sur l'accélérateur. J'aime ces rythmes. Souvent ils endorment les gens. Moi ils me font vivre. Alors les images viennent, les idées aussi, qui s'entrechoquent. Je marche longuement dans la ville dans la campagne, je cherche ce rythme qui met dans un état d'absence du terrestre, pour être ailleurs dans les images les idées, les souvenirs et le futur. Tous au service du présent d'un instant, d'une conscience qui s'évapore aussitôt que le rythme cesse me laissant dans un état second.

24/09/2008

21/06/2008

21/06/08 - 22:37

images sur philip glass

Je ne m'en lasse pas

20/04/2008

20/04/08 - 22:41

Catherine Ribeiro

dans la génération qui a suivi celle des grandes voix que furent Sauvage, Magny et bien d'autres, on a des voix et des textes éblouissants

20/04/08 - 22:33

Colette Magny

le lien précédent à propos de cette chanteuse géniale et émouvante étant obsolète, j'en crée un nouveau

06/04/2008

06/04/08 - 17:42

Les toits de paris


Tant de complexité dans si peu d'espace; ça laisse rêveur. Tant de beauté aussi, invisible aux passants

25/03/2008

25/03/08 - 21:00

Le confort

Quand le temps vient au froid, dans mon bureau des courants d'air près de la devanture, se glisse sous la table un inconfort réfrigérant que je combats en allumant un simple radiateur de salle de bains de faible puisssance, posé à même le sol. Alors s'élève doucement cette odeur que j'adore, celle des poussières accumulées qui se consument au contact de la résistance.
Je suis transporté à Beaup_ dans ces chambres à peine réchauffées par les conduits de fumées qui les séparaient. C'était un petit appareil jaune paille de forme douce, avec sa résistance qui rougeoyait. On le posait à terre, face aux lucarnes étroites dans lesquelles avaient été installés des lavabos près de la lumière. Oh, cette chaleur ne suffisait pas à faire fondre la glace qui ornaient les carreaux et que nous devions gratter pour retrouver la vue sur la campagne et les arbres. Mais cette maigre chaleur suffisait pour une toilette de chat que nous faisions avec l'eau tiède d'un broc rempli à la bouillotte de la cuisinière; quelques litres qu'on économisait pour que chacun de nous puisse dire quand il descendait au salon, que oui, il avait fait sa toilette.

24/03/2008

24/03/08 - 21:57

Roissy



Chaque fois que je vais dans cet aéroport je passe un peu de temps dans cette architecture simple et intelligente, discrète et monumentale. Ces lieux de transition que sont les aéroports, les gares et les ports m'ont toujours fasciné.

24/03/08 - 21:51

Rue de Sévigné



Avant de monter en haut de l'échafaudage, j'ai passé quelques minutes au spectacle des pompiers s'exerçant dans la rue. L'un donne à l'autre des précisions pour l'utilisation de la grande échelle

23/03/2008

23/03/08 - 23:35

Beaup_4

La cheminée n'était pas le centre du salon. C'est à peine si l'hiver, pendant les vacances de noël, on accordait un peu plus d'attention au poële Argos qui diffusait dans la pièce une chaleur douce jusqu'à l'heure du coucher. Une modeste table ancienne en noyer, au tiroir mystérieux et fragile et qu'entouraient des fauteuils d'un médiocre style louis XVI avait plus d'importance. C'est là, à la lumière de la fenêtre au nord donnant sur le rond-point et la vieille maison que se tenaient les lecteurs de la journée et les joueurs de la soirée. C'est là aussi que les grands conversaient le plus volontiers pendant les jours pluvieux.
De ce coté de la cheminée se tenait ma grand-mère dans l'un des rares fauteuils confortables et profonds où elle disparaissait, et dont les accoudoirs accueillaient tour à tour chacun des petits enfants pour une conversation privée. Pas d'effusion ni de marque de tendresse: ce n'était pas l'habitude de la maison; le regard suffirait. Ma grand-mère ne restait guère au salon, préférant les royaumes de sa cuisine et de sa chambre qu'elle regagnait dès son café d'après déjeuner bu, ou que l'horloge avait sonné ses dix coups.
La lumière était un mystère pour cette pièce dont la situation avait permis deux fenêtres, une au nord et une au sud, et une porte-fenêtre à l'ouest. Pendant longtemps, je n'ai connu que close la porte-fenêtre qui donnait sur les lilas et les acacias et plus loin sur la faible vallée de l'Acolin dont on voyait les reflets argentés. C'est qu'autrefois, sans arbre ni buisson de ce coté, aucune ombre ne venait adoucir la violence du soleil de fin d'après-midi qu'on prenait en pleine figure. L'habitude de laisser les persiennes closes avait été prise, et elle était restée, jusqu'à ce que tardivement, les petits-enfants prirent la décision de les ouvrir chaque matin.
Le salon n'était jamais triste qu'il fit grand soleil, ou que la pluie se deversat d'un ciel lourd. Mais la lumière pouvait être violente ou colorée selon qu'au gré des heures les persiennes étaient ouvertes ou mi-closes pour empêcher le soleil d'entrer. L'habile disposition des fenêtres qu'on ne voyait pas depuis l'entrée ou la salle à manger qui desservaient le salon, le rendait encore lumineux les jours de pluie. Le papier peint coloré était sans doute pour quelque chose dans cette perception qui disparut un peu quand une teinte unie remplaça les motifs floraux.

06/03/2008

06/03/08 - 14:21

frapadingue

on reçoit de ces messages!
Yallemand récidive, le pauvre garçon!
voila son texte:

tu sais que tu as une sal gueule, tu es moche avec tes oreilles décollés, et on dirais que ta le cancer mdr ???
De toute façon vus ton age dans trés peu de temps tu te feras bouffer par les vers ou tu ne seras plus que de la cendre !
Tu auras perszonne à ton enterrement vus ta gueule !
Et moi je serais toujours là à baiser des ptits jeunes mdr !
bouffon t moche, vieux, crasseux, que plus personne ne veut, n'est ce pas DUMBO

05/03/2008

26/02/2008

26/02/08 - 18:51

Saint Louis Saint Paul

Je ne me lasse pas des échafaudages et des vues parisiennes qu'ils procurent

20/02/2008

20/02/08 - 20:27

Manière de voir

Ce que j'aime bien dans les années d'âge impaires, c'est qu'aucun n'a un âge moitié du mien, et que le mien est moitié de l'âge d'un autre. Encore que maintenant, ça va pas être possible...

16/02/2008

16/02/08 - 22:38

LAICITE

Sauvegardons la laïcité de la République
Signons la pétition


Le site est [www]



Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité

16/02/08 - 01:12

Ca casse un peu, mais bon...


Votre résultat:
Tu es Catwoman
(plus CAT que WOMAN malgré tout)

























Catwoman
70%
Robin
65%
The Flash
60%
Iron Man
60%
Superman
55%
Spider-Man
50%
Supergirl
40%
Hulk
40%
Wonder Woman
30%
Batman
30%
Green Lantern
10%
Tu as eu une enfance dure. (ah bon?!!)
Tu sais obtenir les choses par tous les moyens et tu manipules facilement les autres. (et puis quoi encore ????)
Tu sais profiter de la société. (ça va pas, non !!!)


Cliquez ici pour réaliser votre TEST SUPER HERO

02/02/2008

02/02/08 - 22:20

tout simplement, j'aime bien cette fille et ses textes



Pa'llegar a tu lado

Gracias a tu cuerpo doy
Por haberme esperado
Tuve que perderme pa’
Llegar hasta tu lado
Gracias a tus brazos doy
Por haberme alcanzado
Tuve que alejarme pa’
Llegar hasta tu lado
Gracias a tus manos doy
Por haberme aguantado
Tuve que quemarme
Pa’llegar hasta tu lado

Pour arriver à tes cotés
Je remercie ton corps
De m’avoir attendue
Il a fallu que je me perde
Pour arriver à tes côtés
Je remercie tes bras
De m’avoir atteinte
Il a fallu que je m’éloigne
Pour arriver à tes côtés
Je remercie tes mains
De m’avoir supportée
Il a fallu que je me brûle
Pour arriver à tes côtés

01/02/2008

01/02/08 - 00:22

la vie (encore)

Et puis sans doute, il craignit de ne plus avoir la maitrise de ce qu'il construisait autour de lui et dont il avait eu l'initiative malgré mes réticences. Il se trompait.
C'est un cérébral qui ne cède rien aux sentiments, qui fuit lorsqu'ils l'entrainent dans des chemins imaginaires mais inconnus, puis disparait, gomme son site GA et ne se connecte plus sur msn pour supprimer toute matérialité à ses peurs; qui comprend enfin que les dégâts sont faits, mais que lui n'est pas prêt, et que probablement, il ne le sera jamais.
Je l'accompagnerai sans doute, le temps qu'il faut parceque c'est un mec bien et que l'attachement est là. Il est mal, c'est tout; il se construit.